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Pour notre séjour de cette année, nous avons choisi le Pays Basque. En ce début du mois de juin nous partons à 11 direction St Etienne de Baïgorry, Lisa a dû renoncer au dernier moment. Alain, Claude, Christian, Daniel, Fernand, Fredo, Hervé, Laurent, Serge et moi, arrivons au Village de Vacances le vendredi en fin d'après midi. Francis nous rejoindra demain soir. Visiblement, il n'y a pas grand monde, et nous aurons le Centre pratiquement pour nous seuls pendant 3 jours.
Pour le premier jour, il est prévu une mise en jambes d'environ 130 km, avant la grosse journée de dimanche. Nous partons direction St Jean Pied de Port, Puis cap au sud vers la frontière espagnole. Serge, qui assure l'assistance avec le fourgon, s'est avancé jusqu'à Arnéguy et nous a rejoint. Nous optons pour une petite boucle par les petites routes autour du Pic de Beillurti. Nous faisons connaissance avec les pourcentages basques. Pas grand monde sur ces routes, à part quelques pelerins pour St Jacques de Compostelle. Cette boucle nous offre des paysages vraiment magnifiques. Le groupe s'étire. A la faveur du regroupement, coup de gueule du Boss pour recadrer les troupes. Le séjour est lancé. De retour à Arnéguy, nous franchissons la frontière espagnole pour monter le Port d'Ibaneta. Serge a fait les courses, et la pose casse croûte est la bienvenue. Il fait très chaud, et les points d'eau sont très appreciés. Nous rentrons en France par un joli petit col ombragé. Les compteurs affichent 175 km, il y a eu inflation.
Pendant que Daniel supervise la cuisson des pates, nous avons droit à un apéritif en musique. Nos guitaristes sont venus avec leurs instruments. Après les spaghettis bolognaises (qui parait-il manquent de viande), nous allons manger une glace à St Jean Pied de Port, et récupérer Francis.
Le dimanche matin, le ciel est bas et menaçant. Nous partons quand même, direction St Jean Pied de Port, puis le Col de Burdincurutcheta. Serge assure toujours l'assistance, mais aujourd'hui, il ne sortira pas son vélo du fourgon. Dès le début du col, la pluie fait son apparition et ne nous quittera pratiquement pas de la journée. Nous franchissons le col presque sans nous en apercevoir tant le plafond est bas. Après une courte descente nous attaquons le Col de Bagargui.
La pluie redouble, et à l'approche du sommet, c'est l'Apocalypse. Il tombe des cordes, ce qui fait dire à Fredo :" ils sont bizarres ici, ils goudronnent les ruisseaux", l'orage claque de partout. Nous ne sommes pas très rassurés. Au sommet, le fourgon est là. Fernand s'y engouffre sans demander son reste, les autres basculent immédiatement pour essayer de s'éloigner de ce déluge. Après un descente très délicate, regroupement à Larrau. Fernand est tout pâle, à la place du co-pilote, il a eu quelques frissons dans la descente du col. Il laisse sa place dans le fourgon à Fredo qui préfère en rester là pour aujourd'hui. Claude a déja attaqué l'ascension du Port de Larrau. Nous nous consultons pour décider de la suite. Nous nous restaurons un peu, passons quelques vetements secs, et nous décidons de rejoindre Claude. Ce col doit être magnifique, malheureusement nous n'en verrons rien. Normalement, nous aurions dû basculer en Espagne et remonter par le Col de la Pierre St Martin. Les conditions nous obligent à faire demi tour.
Deuxième passage à Larrau où nous cassons la croûte à l'abri. Le retour se fait par Tardets et le Col d'Aphanize, toujours dans l'humidité. Nous retrouvons le centre, et une bonne douche, après environ 150 kms dans des conditions plutôt désagréables. Dommage, par beau temps, la journée aurait sans aucun doute été fabuleuse.
Ce soir, repas au restaurant à St Jean Pied de Port, avec au menu quelques spécialités locales et un petit coup d'Irouléguy.
Le lundi, nous roulons une grosse matinée avant le retour sur Carcassonne dans l'après midi. Aujourd'hui, c'est Alain qui a choisi de faire l'assistance. Le départ se fait par le Col d'Ispeguy, qui débute à la sortie de St Etienne. Joli petit col qui malgré sa faible altitude nous offre des paysages de montagne. Rapidement le groupe se scinde en deux. Nous nous retrouvons au sommet avant de basculer une nouvelle fois en Espagne.
Dès la bascule, le soleil perce les nuages. Le revetement est parfait, et les paysages magnifiques. Nous nous égarons dans un petit village pavé, où les habitants ont l'air bien étonnés de nous voir. Nous demandons notre route et rebroussons chemin.
Nous empruntons un col assez frequenté pour revenir en France par le très joli village d'Aïnhoa, puis direction Espelette où nous nous accordons une petite visite en attendant Alain qui fait les courses pour le repas de midi.
A Espelette, pour pimenter un peu le parcours, nous optons pour une petite route aux pourcentages dépassant les 20%. L'effort est intense, et le sommet soulage tout le monde. Il ne nous reste plus qu'à redescendre sur St Etienne de Baïgorry. Hélas une dernière erreur d'aiguillage nous amène sur la grande route que nous voulions éviter. Tant pis, il est un peu tard pour faire demi tour. Ne trouvant pas d'endroit propice pour le repas, nous mangerons au Centre.
Le pays Basque est vraiment une très belle région. A condition de rencontrer du beau temps, c'est un plaisir de rouler là bas. Une fois de plus ce séjour a été une réussite. Tout le monde a aprecié l'ambiance et espère se retrouver l'an prochain pour une nouvelle destination.
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